L’espion dans ma poche

Une capture d’écran de l’un de nos iPhone, et des antennes GSM qu’il a activées.

Fin avril, alors que le soufflé iPad 2 retombait tranquillement et qu’Apple envoyait ses iPhone 4 blancs à tous ses clients, une nouvelle a parcouru les médias comme une trainée de poudre : deux experts en sécurité et en télécommunications, Allan Alasdair et Pete Warden ont découvert que l’iPad 3G et l’iPhone 4 renfermeraient un mouchard qui conserve toutes les positions de l’appareil pendant un an et les envoie à Apple ! Si cette dernière partie a, depuis, été clarifiée par Steve Jobs lui-même lors d’une interview avec le site US All Things Digital n’épargnant d’ailleurs pas la concurrence en ce qui concerne l’utilisation des données, sans nommer personne : « Certains ne font pas ce que nous faisons. » Comprenne qui veuille, mais le PDG de la firme de Cupertino a proposé de répondre à toute question lors d’une éventuelle enquête fédérale, arguant qu’il a fallu moins d’une semaine à Apple pour savoir de quoi il retournait, et présenter son argumentaire, en prenant soin de le vulgariser, car ce sont des « sujets très high-tech » selon lui. Quoi qu’il en soit, la nouvelle, qui a soulevé ça et là des cris d’effroi n’avait rien de réellement scandaleux. Qu’un iPhone ou un iPad, avec une puce GSM puisse être tracké n’importe où dans le monde ? La belle affaire. Ne pensez pas que votre ancien mobile ne soit pas un mouchard, car c’était le cas, avec la carte SIM. N’oubliez pas que votre banquier sait quand et où vous retirez votre argent. Vous verrez sur les captures d’écran proposées ici que l’iPhone, ici l’un des appareils de la rédaction n’est pas précisément localisé, mais que ce sont les bornes GSM qu’il active qui sont visibles. Ceux qui ont parlé de Big Brother ont crié au loup. Si vous voulez naviguer sous le radar, laissez donc vos puces électroniques chez vous.

 

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